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Il est amusant de constater comment, en quelques jours seulement, la dénonciation des fortunes occultes dont sont ou seraient détenteurs nos hommes politiques s'est
transformée de droite comme de gauche, en un concours d'indigence. C'est à qui aura la bagnole la plus pourrie, quand il a les moyens d'en avoir une, à qui aura le moins d'argent sur son livret
A, et à qui aura le plus de crédits sur le dos pour l'achat de son deux pièces dans un quartier sensible. On ne peut certes confier la gestion des finances publiques à des escrocs devenus
notoires, mais d'un autre côté on en serait presque inquiet de savoir que les caisses de l'état ont été, sont ou seront demain confiées à des gens qui, avec des salaires de maires, de conseillers
généraux, de députés, de sénateurs ou de ministres voire de Président de La République (et cumul des mandats et mariages consanguins obligent souvent plusieurs de ces rémunérations à la fois)
n'ont réussi à épargner à deux en plusieurs dizaines d'années que quelques milliers d'euros, ou tout au plus comme François Fillion nous le confiait hier soir au 20 heures que 100.000 euros.
Heureusement, il est quand même parvenu au bout de son crédit sur sa résidence principale dans la Sarthe... Pour un peu tous ces grands argentiers désargentés nous feraient presque pleurer. À
quand un Téléthon pour leur venir en aide...